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Qu’est-ce que l’arnaque au nom de domaine asiatique qui refait surface depuis quelques mois ?



Courante il y a quelques années, puis ayant disparue des radars progressivement, l’arnaque au nom de domaine asiatique (ou chinois selon les appellations) semble revenir à la mode.


De quoi s’agit-il et comment l’éviter ?


Cette arnaque qui prend souvent sa source en Asie et plus particulièrement en Chine (d’où son nom) vise à inciter les titulaires légitimes de marques à enregistrer des noms de domaines à des tarifs exorbitants.


Elle commence systématiquement par la réception d’un email en provenance d’une prétendue agence de nom de domaines basée en Asie vous indiquant qu’elle a reçu une demande d’enregistrement par un tiers d’un nom de domaine reprenant votre marque sous une extension quelconque (en général, un .cn ou .hk).


L’expéditeur, qui se dit bienveillant, vous informe qu’il a enquêté sur le nom de domaine en question et qu’il a découvert que votre société dispose d’une marque identique et souhaite de ce fait vérifier que vous avez bien autorisé le tiers en question à procéder à cette demande d’enregistrement.


Si pris de panique, vous répondez à cet e-mail pour indiquer que vous n’avez absolument pas autorisé ce tiers à enregistrer ces noms de domaine, votre interlocuteur vous indiquera qu’il peut bloquer cet enregistrement si vous procédez directement à ces réservations, moyennant un tarif souvent bien supérieur au prix du marché.


Voilà à titre d’exemple un mail que nous avons nous-mêmes reçu il y a quelques mois (plusieurs variantes existent, mais l’histoire est sensiblement toujours la même).



Le but de la manœuvre est simple : il est d’une part d’inciter les titulaires légitimes de marque à procéder à des enregistrements de noms de domaine qu’ils n’avaient pas forcément jugé utile de réserver et d’autre part de confier à l’agence en question les procédures de réservation y afférentes (à des tarifs souvent exorbitants). L’agence peut également se proposer de récupérer le nom de domaine auprès du tiers moyennant finance.

Comme vous l’aurez compris, la seule réponse à apporter à ce type d’e-mail est un clic droit, directement la poubelle !

En effet, aucune réservation de nom de domaine n’est en réalité sollicitée par un tiers et vous vous apercevrez au bout de quelques semaines (par consultation de n’importe quel hébergeur ayant pignon sur rue – Gandi®, Ovh®, 1&1®, etc.) que les extensions mentionnées par l’agence sont toujours disponibles.

D’une manière générale, soyez très vigilent avec tous les courriers faisant référence à vos droits de propriété intellectuelle lorsqu’ils n’émanent pas de votre cabinet de Conseils en propriété industrielle habituel.

En cas de doute, le premier réflexe est précisément de prendre contact avec votre cabinet habituel pour déterminer la suite à donner à de telles sollicitations.


Retrouvez tous nos articles sur la propriété intellectuelle sur notre blog #IPBoardingPass.

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